Conférence : le scandale des enfances volées en Australie et au Canada : traumatisme, réparations, réconciliations ? » par Claire Davy-Galix
Après avoir passé une partie de son enfance en Guyane, Claire Davy-Galix est devenue professeure agrégée d’anglais au lycée de Kerneuzec, Elle est l’auteure de plusieurs romans bilingues.
Pendant plus d’un siècle, certains enfants aborigènes d’Australie furent enlevés de force à leur famille et leur communauté afin d’être placés dans des institutions ou des familles adoptives blanche, et vécurent sans jamais revoir leur communauté d’origine. Pendant la même période, à travers tout le Canada, des enfants autochtones furent retirés de leurs familles et placés dans des internats nommés « Residential School », situés à des milliers de kilomètres de leur terre natale, subissant violences et maltraitance de tous genres.
Dans les deux cas, les objectifs étaient similaires : on cherchait à éradiquer ces cultures indigènes et mettre en place des politiques d’assimilation. Les raisons étaient cependant différentes : au Canada, il fallait coloniser des terres et en chasser les premiers habitants ; pour l’Australie, il s’agissait de mesures eugénistes afin de « blanchiser » les aborigènes.
Aujourd’hui encore, les conséquences psychologiques et économiques de ces politiques sont flagrantes. Les préjudices envers les communautés aborigènes d’Australie et les Premières Nations canadiennes perdurent. Dans ces deux pays, progressivement, les gouvernements ont dû reconnaître ce que les populations autochtones ont subi. Ils ont initié des demandes de pardon et mis en place des systèmes de réparation mais de manière très différente d’un pays à l’autre. Une réconciliation est-elle possible ?
n.b. : la conférence sera ponctuée d’extraits de films, d’extraits vidéo de témoignages de victimes et d’éléments infographiques sur les peuples autochtones